Minisymposium
Impact de la micro irrigation goutte à goutte sur la production agricole des petits exploitants maraîchers et fruitiers en zone sahélienne (Cas de la zone de San)
Organisateur :
Daba Coulibaly
enseignant chercheur à l'ENI-ABT
BP : E2801 Mobile (223) 648.79.39
Email : dabaacfp@yahoo.fr
Résumé :
La technologie de micro irrigation goutte à goutte vulgarisée au Mali par Winrock, est celle d'IDE dite : A^?Vegetable Garden Kit ou Tchè a^EUR" Tchè Barikon de 20, 100, 200 et 500 mA^^(2) A^?. Elle est estimée simple, pratique et accessible aux petits producteurs, en vue de l'amélioration de leurs activités de production. Elle se compose d'une partie préfabriquée, importée de l'inde dite Kit et d'une partie de récupération et/ou de fabrication locale (fèt métallique de récupération de 200l comme réservoir et les supports)
Les premiers Kits tests au nombre de quatre (4), ont été installés en 2003/2004 chez des paysans volontaires de San. De nos jours, sans parler d'autres régions du pays, comme Koro, Kolokani, Bla ; ce seul cercle de San en compte plus de 32 de 100, 200 et 500 mA^^(2), dans 12 villages du cercle de San, soit une progression moyenne annuelle de huit (8) Kits. Toute chose qui démontre l'importance qu'accordent les petits exploitants maraîchers et/ou fruitiers, à cette nouvelle technologie. Cette activité de recherche, première du genre, couvre l'ensemble des petits producteurs équipés de Kits d'irrigation goutte à goutte sous encadrement Winrock international. Elle s'étale sur trois (3) ans d'Octobre 2007 à Septembre 2009.
En pratique sur le terrain, il ressort des premières rencontres avec des paysans équipés de Kits, l'usage amateur de l'outil technologique, de même que les pratiques d'arrosage (dose et calendrier d'arrosage), sans parler de celles agronomiques, malgré l'appui technique de Winrock par la mise à disposition d'un agent technique à plein temps. Les puits traditionnels à 76% intarissables, sont majoritairement les seules sources d'alimentation en eau des Kits, sans analyse de qualité de l'eau, même si des dépèts de rouille sont constatés dans les réseaux. Les paysans reconnaissent la simplicité de la technologie, ses économies d'eau et de main d'oeuvre et la réduction du temps de travail. Mais, aux questions entre autres : Quelles doses à prévoir ? ; Quand il faut arroser ? ; Comment apporter l'eau ?, les réponses sont facultatives. Le garantissement d'un potentiel de production quantitatif et qualitatif à moindre coût, demande d'éviter tout apport d'eau inutile, voire nuisible ; d'où la nécessité de répondre aux trois (3) questions ci-dessus citées. L'eau en excès risque en effet de provoquer de l'érosion par ruissellement en surface ou de s'échapper par infiltration profonde, inaccessible par les racines des plantes. Dans les deux cas, la fuite de particules de sol ou des intrants chimiques (engrais, pesticides), peut constituer une pollution préjudiciable de la ressource eau. Les méthodes les plus utilisées encore actuellement pour contrèler l'irrigation se fondent soit sur l'élaboration d'un bilan d'énergie de la culture, soit sur l'évaluation de la disponibilité de l'eau du sol. Les nouvelles technologies comme les sondes tensiométriques et d'humidité, nous indiquent très précisément quelles sont les quantités d'eau disponibles dans le sol. Tel n'est pas notre cas, où nous ne disposons d'aucun équipement.
Cette technologie est importée et mise à la disposition des paysans sans au préalable une étude de contrôle de sa performance hydraulique. Elle permet tout de même le transport de l'eau à travers un réseau de conduites sous pression, jusqu'aux points où elle s'infiltre dans le sol. L'uniformité de l'application de l'eau aux plantes, dépend donc intégralement de l'uniformité de la distribution, c'est-à -dire de la variation relative entre les débits distribués. La variation du débit entre les distributeurs est fonction des variations de pression dans le réseau, ainsi que des caractéristiques propres des distributeurs (loi débit-pression). L'objectif essentiel à atteindre dans le calcul comme dans l'exploitation d'un réseau d'irrigation localisée, est d'uniformiser au maximum possible les débits de goutteurs, de manière à éviter la grande disparité entre les volumes d'eau fournis aux cultures. Le rapport entre le débit minimal et le débit maximal délivrés par les distributeurs dans l'ensemble du réseau est donc important à prendre en compte pour l'uniformité de l'arrosage. Une fois l'eau injectée dans le sol, elle est sensée être mise à la disposition de la plante, avec comme facteurs déterminants, entre autres le volume et la fréquence d'eau délivré, la nature et la composition de ce sol en place, l'état végétatif et sanitaire de cette plante.
Des réponses plus précises aux trois (3) questions ci-dessus citées, sont à trouver, en vue de s'attaquer à la problématique d'amélioration de rendement. Des petits exploitants maraîchers et fruitiers de San, et ailleurs au Mali, sont engagés. La maètrise du fonctionnement hydraulique de cette technologie, demeure un préalable, en vue de la maîtrise du volume d'eau apportée aux cultures, avant de s'attaquer aux aspects eau a^EUR"sol- plante.
Nous proposons à travers ce thème de recherche doctorale: A^?Impact de la micro irrigation goutte à goutte sur la production agricole des petits exploitants maraîchers et fruitiers en zone sahélienne (Cas de la zone de San) A^?, de travailler sur le plan distribution de l'eau aux plantes à travers cette technologie et dans le sol.
L'objectif principal visé est de contribuer à une meilleure maètrise de la technologie de micro irrigation goutte à goutte A^?Vegetable Garden Kit ou Tchè a^EUR" Tchè Barikon de 100 mA^^(2) A^?, pour l'amélioration des productions maraèchères et fruitières en milieu paysan au sahel.
Les objectifs spécifiques sont : - (i) évaluer les débits distribués par les goutteurs ; - (ii) mener des études comparatives en milieu paysan, des pratiques d'irrigation sur Kit et manuelles, quant aux volumes d'eau apportés et les rendements résultants ; - (iii) déterminer les coefficients d'uniformité du kit légume de 100 mA^^(2) ; - (iv) mettre au point des outils d'aide à la décision pour les planificateurs et les petits producteurs maraèchers ; - (v) et enrichir les cours d'irrigation par l'introduction et l'approfondissement de la connaissance de la technologie de la micro irrigation goutte à goutte