Minisymposium

Evolution du Secteur Agricole du Mali : Recherche/Développement et Perspectives d'Avenir


  1. Organisateurs
  2. Résumé
  3. Contributions

Organisateurs :

Harouna Maiga,
University of Minnesota, USA,
hmaiga@umn.edu

Abdoulaye Sidibé,
IPR, Katibougou, Mali

Résumé

L'économie du Mali repose essentiellement sur le secteur agricole. L'agriculture et l'élevage contribuent pour plus de 75% de la valeur ajoutée du secteur primaire et pour environ 25% à 30% du Produit Intérieur Brut (PIB) (FAO, 2004). Le secteur agricole occupe plus de 80% de la population rural qui y tire sa subsistance. Ce secteur est dominé par la production de céréales (mil, sorgho, mais, riz, blé), du coton et arachide et l'élevage. Selon la FAO, l'élevage contribue en moyenne pour 10% du PIB et constitue la troisième source des recettes d'exportation du pays après l'or et le coton.

Le secteur agricole du Mali aussi représente un potentiel important qui est estimé sur la base de la vocation et de l'utilisation des terres d'à peu près 47 millions d'hectares dont 26% de terres agricoles, 64% de terres de pâturages et 10 de réserves forestières (FAO, 2004). Les potentialités agro-pastorales du Mali sont énormes avec un cheptel nombreux et varié (bovins, ovins, caprins, équins) dominé par une forte tradition pastorale de transhumants et sédentaires.

Ce secteur bien qu'ayant des potentialités énormes a souvent connu des déficits en production céréalières caractérisés par des aléas climatiques (sécheresse, inondations, criquets migrateurs, etc.), des sols pauvres, des techniques culturales peu rentables et le manque de technologies appropriées. Les techniques de productions d'élevage sont aussi de type traditionnel marquées par une faible exploitation du cheptel et une faible utilisation des intrants agricoles et de l'équipement. Mais les productions en zones péri-urbaines, cotonnières et rizicoles du sud du pays sont de plus en plus intensives et liées au marché.

Le secteur agricole est aussi vieux que le Mali et des efforts énormes ont été consentis par le Gouvernement pour son amélioration. Des structures d'études (IER, OMBEVI, etc.), de recherche (IER, stations, LCV, etc.), de Recherche/Développement (CMDT, etc.) et de Vulgarisation Agricole (Directions Elevage, Direction Agriculture, etc.) ont été mises en place pour développer et moderniser le secteur agricole. A ces structures maliennes s'ajoutent les organisations internationales (US-AID, ICRISAT, IRAT, ILRI, etc.) et les organisations Non Gouvernementales qui ont consentis des ressources énormes à ces efforts d'améliorations du secteur agricole du pays. Les résultats de ces interventions sont considerables, mais le constat général est que le secteur agricole du Mali est peu moderne et n'arrive pas à couvrir les besoins alimentaires du Mali et éliminer les carences nutritionnelles des populations.

L'objectif premier de ce mini-symposium est de réunir les experts maliens pour faire le diagnostic des contraintes au développement et à la modernisation du secteur agricole, discuter les efforts déjà consentis au niveau de la Recherche et Développement, les résultats atteints, les perceptives d'avenir et les futures collaborations. Le second objectif est d'encourager les accords de recherche et de collaboration avec les universités et les organismes de coopération internationale.

Contributions